Roland Barthes nous éclaire : « Interpréter un texte, dit-il, ce n’est pas lui donner un sens (plus ou moins lourd, plus ou moins libre), c’est au contraire apprécier de quel pluriel il est fait. »

Cette multiplicité herméneutique, cette recherche de tous les possibles, constitue l’épine dorsale de la quête symbolique, particulièrement bien mise en évidence à travers les rituels, qui laissent libre cours à l’imagination et à la concurrence d’interprétation des Maçons.

Ce que l’on dénomme symbolisme est en fait la mise en scène de problématologies par le renforcement du caractère énigmatique du récit à déchiffrer. Comme dans toute intrigue, la vraisemblance tient lieu de vérité. Ce qui est semblable au vrai, ce qui a l’aspect de la vérité, satisfait finalement notre pensée. La conscience se rapporte à des idées, des intuitions émotionnelles, des impressions passionnelles, ou des sensations affectives, dans les limites de l’entendement, et selon des perceptions sensorielles qui nous sont propres.

C’est cela qui constitue en fait notre réalité, laquelle devient notre vérité par le truchement de notre réflexion logique, dans le contexte de notre expérience de vie. « L’expérience est un processus décisionnel qui consiste à construire son problème de telle sorte qu’on finisse par trancher de façon alternative. » nous dit Michel Meyer.

Daniel