La vérité est traditionnellement définie par le caractère de ce qui est vrai et l’adéquation entre la réalité et l’homme qui la pense.

Chacun semble en effet fort de ses convictions et de sa vérité, mais qui saurait mettre un visage sur La Vérité ?

 Jean (14 :6) a fait dire à Jésus « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Ainsi, il la personnifie. Et il ajoute : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8 : 32). Autrement dit : si vous rencontrez Dieu, vous serez dans le vrai. Ce prosélytisme, de même que la nature transcendantale de la vérité ne sauraient nous satisfaire.

Il est demandé au Maçon de douter du sens courant, en remettant en cause les valeurs communément admises, afin de progresser autrement. C’est vers l’immanence que nos recherches doivent se tourner. Dans « le Livre du Philosophe », Nietzsche nous y aide et jette le trouble d’emblée lorsqu’il dit « Mais qu’est-ce donc que la vérité ? Une multitude de métaphores, de métonymies, …, (on pourrait rajouter de symboles), qui ont été poétiquement et rhétoriquement haussées, transposées, ornées, et qui après un long usage, semblent à un peuple, fermes, canoniques et contraignantes. Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont. »

En maçonnerie, comme sans doute aussi ailleurs, c’est dans la découverte du sens caché de la forme verbale que peut naître l’intelligibilité des vérités.

Les rituels proposent ainsi un processus de questionnement auquel le Maçon répond par des jugements de valeurs sur la base de convictions acquises au cours de la quête.

Jean