Dans les temps anciens il est difficile, voire impossible, de différencier ce qui est intérêt général de l'intérêt privé des souverains et de leur caste.

C'est pourquoi nous reviendrons à des temps plus proches de nous, au temps des philosophes de la révolution de 1789 pour voir comment la notion d'intérêt général est sortie de sa gangue et ce à quoi elle se rattache concrètement, nous verrons comment la notion juridique de service public est née et s’est affinée, particulièrement à la fin du XIXlème et durant la première moitié du XXème siècle .

Depuis la nuit des temps, l'homme s'est rendu compte que seul, il ne pouvait que très difficilement survivre face à ses prédateurs. Il s'est donc réuni en groupe afin de lutter contre ceux-ci et de subvenir à ses besoins primaires. Le groupe était le soutien de l'individu et son seul moyen de résister face aux événements hostiles. Le groupe devient ainsi une entité différente de la réunion individuelle de ses membres avec ses intérêts propres supérieurs à ceux des individus le formant. L'intérêt collectif était né, supérieur à la somme des intérêts individuels.
 

La primauté de l'intérêt collectif s'est donc imposée à l'homme pour répondre à ses besoins primaires de sécurité et de nourriture. La société se construisant et se structurant, l'intérêt collectif est resté enraciné et s’est codifié. De nécessité instinctive, il est petit à petit devenu une notion quasi juridique.
 

Les relations entre les divers groupes d’hommes se structurent à leur tour, les choses ne se conçoivent plus uniquement en terme de lutte mais également en terme d'échanges. Il faut voyager, construire des routes, faire circuler les nouvelles, diffuser les enseignements ainsi des besoins nouveaux se font jour, en routes, en systèmes postaux d'abord, au service du souverain et par conséquent pour l'époque, au service de l'intérêt général ; de nombreux outils étaient nés, les ancêtres du service public.

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Alain - Extrait d'une planche