l'apprenti au travail

Selon la tradition, Salomon fonda une grande école d’architecture dont les élèves se recrutèrent dans le monde entier.
Ils y acquirent les principes qui devaient régénérer l’humanité
.

Les élèves n’apprirent pas, ils acquirent ce qui n’est pas tout à fait la même chose !

La franc-maçonnerie est-elle une école ?

 

Sans doute puisqu’un rituel nous le dit, mais une école au sens de cette définition :

  • École : « Ensemble des partisans d'une doctrine philosophique, littéraire, artistique, etc. ; le mouvement ainsi constitué : la doctrine elle-même. »

Loin, sans doute de ces « Grandes Écoles dont Giono disait : « On nous veut avec les stigmates des grandes écoles, je le veux avec les stigmates de la vie. Savoir s’il est agrégé en soleil, s’il a ses grades en désespoir. »

La franc-maçonnerie n’est pas un contenu définitif, figé, elle n’est pas spectacle, elle est travail ! Travail sur soi, réflexion sur le monde, application de la méthode qui « se refuse », précisément « à toute affirmation dogmatique » et qui ne saurait donc enseigner une vérité définitive.

La franc-maçonnerie est d’abord recherche, donc interrogation. Interroger, c'est enseigner ! Si la franc-maçonnerie est une école, elle est une école sans maîtres d’école !

La méthode maçonnique pourrait être résumée toute entière dans cette phrase de Villiers de Lisle-Adam : « Je n’enseigne pas, j’éveille »

La franc-maçonnerie forme non pas des esprits semblablement remplis, mais différents et riches de cette différence ; n’ayant en commun, ce qui n’est déjà pas si mal, que cette « religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord, laissant à chacun ses propres opinions, c’est-à-dire d’être des hommes de bien et loyaux ou des h ommes d’honneur et de probité quelles que soient les dénominations ou croyances religieuses qui aident à les distinguer, par suite de quoi, la maçonnerie devient le Centre de l’Union… »

Daniel